L’economie politique en une leçon, Henri Hazlitt

L’économie politique en une leçon
Traduit par Mme Gaëtan Pirou et M. Hervé de Quengo
Préfaces du Professeur Charles Rist et du Professeur Guido Hülsmann
Edition : Institut Charles Coquelin
Prix TTC : 17,00 €
Date de parution : 2006

Henry Hazlitt
L’Économie Politique en une Leçon

Le succès de l’Économie politique en une leçon auprès du public fut unanime et retentissant. L’ouvrage fut traduit en une dizaine de langues étrangères, dont le français, en 1949. Le tirage total des quelques dix éditions américaines a dépassé un million d’exemplaires, chiffre qui témoigne de la qualité pédagogique extraordinaire du texte ainsi que de la pérennité de son message. Soixante ans après sa parution, il n’a rien perdu de son actualité, de sa fraîcheur et de sa vigueur. A ce titre il est recommandé en particulier aux étudiants en première ou deuxième année de sciences économiques, aux élèves des lycées et collèges, mais aussi, très généralement, à toute personne qui cherche à comprendre les grands problèmes économiques de notre temps.
Et si l’économie politique était passionnante après tout ? Hazlitt en fournit une démonstration.

J.G. Hülsmann, Professeur à l’Université d’Angers

Je ne connais aucun autre livre moderne dont on puisse apprendre autant de vérités économiques fondamentales en un temps si court.

F.A. Hayek, 1974, Prix Nobel d’Economie

Il y a toujours eu deux écoles en économie politique ; celle qui explique en termes simples des choses difficiles, et celle qui explique en termes difficiles des choses simples. La seconde donne aux ignorants une impression de profondeur. Mais l’avenir appartient à la première. C’est de celle-ci que se réclame M. Hazlitt.

Plein emploi, épargne, exportations, travaux publics, fixation des prix, salaire minimum et chômage l’auteur à propos de chacun de ces «slogans» fait toucher du doigt les consé-quences des politiques qui s’en inspirent. Leur effet le plus évident est la restriction de la production, alors que seul l’accroissement de celle-ci peut favoriser le bien-être général.
Un des meilleurs chapitres est consacré à l’épargne. Beau sujet qui sous l’impulsion de Keynes a soulevé les plus confuses et les plus puériles querelles de mots.
Certes les nombreux adorateurs de ce qu’on peut appeler « la mystique confuse » [keynésianisme] en économie politique n’y trouveront aucun plaisir. Les autres – ceux qui croient encore à la précellence de la raison dans le domaine social comme dans les autres – seront frappés de la qualité de ses arguments et de l’élégance de ses démonstrations.

Charles Rist, de l’Institut, préface de 1949

Éditorialiste auprès des plus prestigieux journaux américains tels que Nation, le New York Times etNewsweek et auteur d’une vingtaine d’ouvrages, Henry Hazlitt (1894-1993) fut à la fois un grand journaliste et un grand économiste. Sa capacité de synthèse et sa facilité extraordinaire à présenter les sujets les plus difficiles l’ont rendu si célèbre de son vivant que Bertrand Russell souhaita, à un moment, que Hazlitt écrive sa biographie.
Lycéen, Hazlitt se passionna pour la philosophie et la psychologie. Mais il n’eut pas les moyens de financer ses études et dut, à l’age de 18 ans, gagner sa vie et celle de sa mère. Très tôt, il commença à s’intéresser aux problèmes économiques et découvrit la théorie économique. Il dévora les écrits d’Alfred Marshall, d’Edwin Seligman et de Philip Wicksteed, devint l’ami de Benjamin Anderson, l’économiste en chef de la Chase National Bank et plus tard s’inspira des écrits de Ludwig von Mises et de Frédéric Bastiat.
Il s’opposa très fermement à l’interventionnisme économique du New Deal, en particulier aux interventions massives dans le marché du travail. Ses objections se basèrent non seulement sur la théorie économique, mais aussi sur une connaissance personnelle du fonctionnement du marché du travail. En tant que jeune débutant professionnel dans les années 1910, Hazlitt fut licencié de ses emplois littéralement tous les trois jours puisque sans expérience professionnelle, ses aptitudes n’étaient pas à la hauteur des attentes de ses patrons. Mais sur le marché du travail compétitif de New York il retrouvait toujours aussitôt un autre emploi, ne serait-ce que pour quelques jours. Lentement, il accumula des expériences qui lui ouvrirent l’accès à des emplois mieux rémunérés et plus stables jusqu’au jour où il devint sténographe auprès du Wall Street Journal, ce qui lui permit d’entrer en contact avec les éditeurs de cette vénérable institution. Ce fut le début d’une grande carrière de journaliste.
Hazlitt l’éditorialiste se distinguait par le bon sens et le réalisme de ses analyses, en particulier lorsqu’il écrivit au sujet de l’économie et de la politique économique. On s’en convaincra facilement en lisant le présent ouvrage, qui occupe une place de choix dans son œuvre et qui étonna son auteur par son succès. Lorsque Hazlitt le publia en 1946, il souhaitait simplement démasquer certaines erreurs économiques qui à l’époque montaient en puissance. Mais grâce à l’exposition exceptionnellement claire et concise du sujet, il créa bien plus qu’une simple réfutation des idées et préceptes erronés. Il composa une brillante introduction à l’analyse économique, peut-être la plus brillante qui n’ait jamais été rédigée.
Le succès de l’Économie politique en une leçon auprès du public fut unanime et retentissant. L’ouvrage fut traduit en une dizaine de langues étrangères, dont le français, en 1949. Le tirage total des quelques dix éditions américaines a dépassé un million d’exemplaires, chiffre qui témoigne de la qualité pédagogique extraordinaire du texte ainsi que de la pérennité de son message. Soixante ans après sa parution, il n’a pas perdu d’actualité, de fraîcheur et de vigueur. A ce titre il est recommandé en particulier aux étudiants en première ou deuxième année de sciences économiques, aux élèves des lycées et collèges, mais aussi, très généralement, à toute personne qui cherche à comprendre les grands problèmes économiques de notre temps.
Hazlitt examine la cohérence logique des hypothèses et des raisonnements qui fondent les politiques économiques les plus populaires. Ces hypothèses et raisonnements peuvent-ils être réconciliés avec l’axiome fondamental de l’économie politique : l’existence de la rareté ? Telle est l’interrogation inlassable de notre auteur. Toute la force de son ouvrage est de poursuivre cette interrogation avec vigueur et intégrité et de montrer qu’elle concerne un très grand nombre de problèmes pratiques de premier ordre.

Et si l’économie politique était passionnante après tout ? Hazlitt en fournit une démonstration.

Guido Hülsmann
Préface à la seconde édition française
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