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Surtout connu pour son fameux Dictionnaire de l’Economie Politique, Charles Coquelin a contribué de façon décisive au progrès de la science économique au 19ème siècle.

Né à Dunkerque le 25 novembre 1802, il fait ses études au lycée de Douai et part terminer à Paris ses études de Droit.  Avocat inscrit au barreau, il décide de se consacrer à l’Economie Politique.  Il écrit deux livres sur l’industrie du lin dans laquelle, à l’instar de J.B. Say, il a travaillé quelques années, Essai sur la filature mécanique du lin et du chanvre (1840) et Un nouveau traité complet de la filature du lin et du chanvre (1846).

Il donne d’excellents articles économiques à une série de revues telles que  Les Annales du Commerce, Le Temps, Le Monde, Le Droit, Le Libre Echange, Jacques Bonhomme, La Revue des Deux Mondes et  le Journal des Economistes et publie deux autres ouvrages consacrés aux banques, Des banques en France (1840) et Du crédit et des banques (1848). Puis Gilbert Guillaumin lui confie la tâche difficile de diriger l’édition du Dictionnaire de l’Economie Politique (1854).

Sa contribution la plus originale et la plus durable concerne l’analyse de la conjoncture économique.  Vingt-quatre ans avant Clément Juglar celui-ci lui succéda au Journal des Economistes, il constate l’aspect « récurrent » et « périodique » des crises commerciales.

Il explique, jusqu’à sa mort, survenue brutalement le 12 Août 1848, que ces crises à caractère industriel et périodique ne sont pas inhérentes au système du libre marché, mais au contraire qu’elles trouvent leur source dans l’intervention de l’Etat en matière monétaire.  En attribuant des privilèges et des monopoles exclusifs à certaines banques, celui-ci perturbe les acteurs économiques par des fluctuations intempestives du crédit bancaire.  De là provient le double défaut de la création d’injustices et de l’instabilité conjoncturelle.

Fondé le 3 mars 1984, l’Institut Charles Coquelin a pour but de faire connaître non pas telle ou telle œuvre de cet auteur mais l’ensemble de ses contributions et l’influence considérable qu’elles eurent sur la théorie moderne de la monnaie, du crédit et de la conjoncture.  Ses analyses l’amenèrent, dans sa recherche de la prospérité pour tous, à demander le libre-échange, une profonde réforme du droit des sociétés menant à l’extension des investissements, et donc à la croissance économique, ainsi que la suppression des privilèges et monopoles exclusifs freinant et perturbant l’industrie bancaire.  Libre-échange, droit des sociétés et liberté d’établissement des banques, telles furent inlassablement ses demandes.  Huit ans après sa mort, survenue brutalement le 12 août 1852, elles furent largement adoptées (1859-63) et ouvrirent à la France le progrès économique que la Grande Bretagne connaissait déjà depuis longtemps.

L’Institut Charles Coquelin publiera les ouvrages des principaux économistes antérieurs ou contemporains de Charles Coquelin ainsi que les travaux modernes qui prolongent et complètent ses analyses.

L’Institut remercie à l’avance ceux qui apporteront critiques, commentaires et suggestions.

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